
Cyanotype, Rosatype
et autres variantes
Expérimenter le cyanotype, c'est explorer l’une des plus anciennes méthodes de tirages photographiques, inventée au 19e siècle : le photogramme.
Cette technique fascinante permet de créer de magnifiques empreintes sur fond bleu de Prusse.
La botaniste Anna Atkins (1799-1871) l'utilise admirablement pour réaliser les premiers herbiers photographiques. Ses dizaines de cyanotypes d’algues sont rassemblés dans Photographs of British Algae.
Dispositif
Ce procédé sans appareil photo, par contact, nous entraine dans un univers poétique monochrome où se mêlent créativité, lumière et solution chimique.
Le support (papier, textile, bois ...) est, en amont, enduit d'une préparation photosensible : le mélange de produits chimiques non toxiques, l’ammonium de fer citrate vert et le potassium de ferricyanure.
Chacun-e dépose sur le support les éléments qu'il ou elle souhaite immortaliser : végétaux collectés, plumes, dentelles, papiers découpés, photos ...
Après exposition de la composition au soleil, les images se révèlent. Le rinçage à l'eau permet de fixer l'empreinte photographique d'un bleu cyan profond.
Émerveillement garanti.
Variantes
Les procédés de virage permettent de varier les teintes :
Une solution de soude caustique permet d'obtenir un ton rosé.
Plonger le support dans du café, du thé (ou tout autre produit contenant du tanin) donne au bleu de Prusse un ton noir pourpré. Le blanc de papier prend une couleur marron ou jaunâtre.






